Des nouvelles de l'amicale et des Anciens ...


3 anciens nonagénaires se retrouvent à Sainte Barbe (270 ans) L'adjudant-chef GAMBART (au centre), de la période Mengus, plus jeune moniteur de l'époque, l'adjudant-chef DARTOIS (à g) qui a sauté à DBP et le colonel DEPOIX (à d) ancien d'Algérie, nous ont fait l'honneur de venir tous les trois assister aux cérémonies et repas. Quelques difficultés à se déplacer mais toujours "bon pied bon œil". Un vrai plaisir de les voir et de converser avec eux sur l'histoire du régiment. Gardez votre dynamisme, c'est beau à voir….






COL Gilbert FIOLET - Nous fait part qu'il vient d'apprendre le décès du capitaine JOLY qui était un ancien du 35 ayant servi sous les ordres du colonel Mengus. Jeune lieutenant, il a rejoint l'Indochine en 1951 avec quelques officiers et sous-officiers pour être affectés dans les bataillons parachutistes comme DLO, chefs de sections, chefs de groupes ou dans les deux sections de 75 SR créées pour appuyer les bataillons paras dans les opérations aéroportées ou non. Section qui étaient rattachées directement à la Base Aéroportée Nord (BAPN) et composées de légionnaires et d'autochtones par la suite.
Le LTN JOLY a pris le commandement de la 2e Section de 75 et avait le MDL FIOLET (19 ans) comme chef de la 1ère pièce dont tous les servants étaient des légionnaires aguerris pendant la seconde Guerre Mondiale. Cette section était très souvent rattachée au 1er BEP. En opération, le LTN JOLY était un exemple et son attitude faisait l'admiration des légionnaires si bien que le commandant BROTHIER, chef de corps du 1er BEP le fit nommer "légionnaire d'honneur". Après son séjour en Indochine, le LTN JOLY a servi au 20e et a quitté l'institution à la suite du putsch d'Alger.
Merci Gilbert.

LCL Jean PEYROUS - Je viens te donner quelques nouvelles de ma vieille carcasse suite à mon opération d'un cancer de la gorge. J'ai commencé ce matin la 2e semaine de rayons, sur un total de 33 , afin de nettoyer totalement les restes possibles du CRABE. " J'y crois et reste - droit devant ".
Appelé du contingent en 1957, après le PEG, il est admis à suivre le peloton EOR à l'EAA de Châlons sur Marne. A la sortie il choisit de servir au 35e RAP en Algérie où il rejoint la 1ère Batterie à Ain Kechera avant que le régiment ne soit dirigé vers le barrage algéro-tunisien dans la région de Tébéssa, la B1 étant en poste plus au sud à Bir el Ater. Il aura la chance d'y côtoyer quelques mois son excellent camarade le sous-lieutenant Bonneil-Mas lui aussi du contingent. Il obtiendra 2 citations et sera décoré de la CVM. Fidèle de l'amicale, il s'est aussi dépensé de nombreuses années pour le musée des parachutistes de Pau.
Merci à lui et bon courage pour vaincre cette terrible maladie.

Réponse à l'AP LMBERT Fernand : La BAA de 1968 s'appelle aujourd'hui la 4e Batterie et possède des missiles. Elle a aussi porté le nom de Batterie Sol-Air et 5e Batterie il y a quelques années.
L'adjudant PAPILLON est en route pour traverser l'Atlantique.

Après un entraînement très sérieux, conformément à son objectif de traverser l'Atlantique à la rame, l'adjudant Papillon s'est lancé des iles Canaries pour rejoindre la Martinique le dimanche 9 décembre 2018. Pour réussir, son projet sans assistance ni escale, 5400 km, un million de coups de rame et du courage, de l'abnégation et un petit brin de folie pour cette leçon de vie au service des blessés et de leurs familles. Aujourd'hui, 20 décembre, il a déjà parcouru 10% de la distance avec bon moral et toujours la foi au milieu de vagues de 2,50 m.

Le 30 janvier, il a parcouru les 3/4 du trajet et il lui reste environ 180000 coups de rames à donner pour arriver aux Antilles. Les forces physiques sont entamées mais le moral est toujours à un très haut niveau. Rencontre avec un cargo qui lui a donné un repas chaud et il a pu parler… Arrivée prévue vers la Saint Valentin voire quelques jours plus tôt.
Les anciens du 20e dans les Landes:
Cette année, pour les anciens du 20e GAP de la classe 55/2B, la Saint Michel avait un goût des Landes où ils se retrouvent deux fois par an pour un repas fraternel. Le 10 octobre 2018, ils étaient 17 avec leurs épouses à Pouillon (40) pour partager un solide repas de l'amitié. Les effectifs baissent, mais la dernière garde reste et maintient l'esprit de camaraderie qui les relie depuis leur service militaire en Algérie.
La prochaine rencontre des anciens du 20e GAP de la 55/2B aura lieu courant en avril 2019 et il vous faudra prendre contact avec Jacques VÉDÈRE pour la participation et en connaitre la date.
Etaient présents : CURUTCHET, DAMESTOY, DASTE, GUILHEMOTONIA, NIMIS, PEES, PIVETEAU, RAFANEL, SABATIÉ et VÉDÈRE.

Raid Latécoère 2018 :
dans les pas de l'Aéropostale de Toulouse à Dakar Cette année encore, deux anciens du Régiment, le major Jean-Pierre LABESCAT et l'adjudant-chef Didier BERTAY, passionnés de pilotage et d'évasion ont fait le raid Latécoère Aéropostale soit 10 000 km aller-retour de Toulouse à Dakar, en Cessna.

Participer au centenaire du Raid Latécoère Aérospatiale pour ces deux anciens représente une fierté, un honneur et un privilège. Cette aventure humaine a bercé l'enfance et a fait rêver beaucoup d'entre nous. Cette formidable aventure s'est déroulée du 26 septembre au 12 octobre. Il fallait oser faire descendre jusqu’à Dakar et ramener à Perpignan 60 avions. Habituellement, il n’y en a que 25. Pour la première fois, l’Armée française a participé avec deux avions. Une réussite de grande classe, grâce au directeur du Raid et à toute l’équipe d’organisation parfaitement rodée. « Oui, ils l'ont fait ! Bravo à ces deux anciens du régiment bien connus dans les années 70 et 80 »

Il leur aura fallu beaucoup de rigueur, de concentration et d’énergie sur les tarmacs espagnols et africains sous la chaleur lors des ravitaillements et le soir pour préparer les routes après le briefing et déposer les plans de vol. Ils ont respecté encore une fois la devise de Pierre Latécoère : « c’est impossible à faire, il ne reste plus qu’à le réaliser ». Ils n’en sont pas à leur coup d’essai : trois fois le raid Afrique et une fois jusqu’en Amérique du sud pour Didier. A l'ouverture, la ligne partait de Toulouse à Dakar avant de traverser l’Atlantique pour continuer en Argentine et au Chili ». C'est pour le symbole, l'envie de voler comme les précurseurs et la beauté des paysages que les pilotes partent jusqu’en Afrique. Comme à chaque fois, ils ont mené des projets solidaires et culturels à chaque étape du raid.

"Cette année par exemple, à Saint Louis du Sénégal, nous avons participé à installation de panneaux solaires pour alimenter des ordinateurs et finir la construction d’une école".

Ils ont fait de très belles rencontres sur ce raid dont le parrain, Raphaël Domjan. Pour tous les participants, pilotes, accompagnateurs et sponsors, il est très important d’entretenir la mémoire de cette ligne jusqu’en Amérique du Sud qu’ils espèrent placer au patrimoine de l’Unesco.
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