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HISTOIRE : Il y a 100 ans...


Le Maréchal FOCH notre plus illustre Chef de corps de 1903 à 1905

Après avoir brillamment commandé le 35e RAC à Vannes et fait la preuve de ses qualités à l'Ecole supérieure de Guerre comme stagiaire, professeur et directeur, en 1911, le général Foch prend le commandement de la 13e Division d’Infanterie, puis le 20 août 1913, celui du 20e Corps à Nancy.
C’est à Nancy qu’il entre en campagne. Désormais et jusqu’en 1918, son action se fond dans le déroulement de la Grande Guerre. En 1914, c’est à la tête de la IXe Armée qu’il reprend l’offensive aux Marais de Saint Gond au cours de la bataille de la Marne, puis, il remporte la victoire de l’Yser et se distingue dans les Flandres et en Picardie. Nommé commandant du groupe d’armées nord, il combat en Artois en 1915 et sur la Somme en 1916. De 1917 jusqu’en mai 1918, il occupe les fonctions de chef d’état-major général. A cette date, la situation sur le front est précaire et les Allemands jettent leurs dernières forces dans une nouvelle bataille de la Marne.

Le 26 mars 1918, alors que les Allemands ont fait une brèche, l’urgence d’un commandement unique se fait sentir. Le même jour, à Doullens, près de Compiègne, les Alliés confient au général Foch la coordination de leurs armées. Le 14 mai 1918, il est nommé commandant en chef des forces alliées. Sans perdre un instant, le général s’implique personnellement dans la bataille qui fait rage sur un front de 500 kilomètres.
Ainsi, rapporte le général Weygand, son chef d’état-major, en vingt-quatre heures, le nouveau commandant en chef des armées alliées, bien que muni de pouvoirs incomplets et ne disposant encore d’aucun état-major constitué, a personnellement pris contact avec tous les chefs qui sont aux prises avec l’ennemi. Il leur a fait connaître sa pensée, il leur a laissé ses instructions écrites et s’est assuré de leur exécution, il les a animés de son souffle et leur a inspiré confiance. Le 6 août 1918, Foch est élevé à la dignité de maréchal de France et le 26 septembre, il lance l’offensive qui mènera les Alliés à la victoire. Une fois le succès acquis, après le triomphe du défilé de la victoire en 1919, couvert de gloire et d’honneurs, le maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne s’effacera volontairement.
Pendant de nombreuses années encore, il représentera triomphalement la France à l’étranger.
Le 12 février 1919, le 35e RAD obtient le droit au port de la fourragère au couleur de la Médaille Militaire.

La fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire est un cordon tressé aux couleurs (jaune et verte) de la médaille militaire. Le port de cette fourragère n'est pas le privilège des régiments et unités décorées de la médaille militaire. Il est réservé aux régiments et unités formant corps qui ont été cités quatre ou cinq fois à l'ordre de l'armée. C'est le cas du régiment après les 4 citations à l'ordre de l'armée faisant suite à son magnifique comportement qui motivent les inscriptions de :
  • Saint Gond 1914
  • Champagne 1915
  • la Malmaison 1917
  • Noyon 1918
  • Sommepy 1918
Ordre général de la 4e ARMEE N° 1445 du 12 novembre 1918: «Le maréchal de France, commandant en chef des forces armées françaises de l’Est, a décidé que les unités ci-dessous auront droit au port de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire : à le 35e régiment d’artillerie ...
...Ces unités ont obtenu quatre citations à l'ordre de l'armée pour leur brillante conduite au cours de la campagne ».
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