Aventure : le raid LATECOERE  2016...


Mission réussie pour Jean-Pierre Labescat et Didier Bertay Pour la seconde fois, les deux aventuriers anciens du 35, Jean-Pierre LABESCAT et Didier BERTAY sont repartis sur les traces de nos héros de l'Aéropostale pour un deuxième raid Latécoère Aéropostale entre Toulouse et Dakar aller-retour.
Partis le 24 septembre de Toulouse Francazal, Jean-Pierre Labescat et Didier Bertay ont terminé le 8 octobre le Raid Latécoère Aéropostale Afrique 2016. Pour rappel, l’épreuve consiste à relier Toulouse à Dakar, en suivant le même parcours que celui emprunté par les pionniers de l’Aéropostale il y a près d’un siècle. En 1918, Pierre-Georges Latécoère traçait ainsi la partie africaine de ce qui deviendrait quelques années plus tard la route de la célèbre compagnie aérienne. Au-delà de l’exploit sportif, le Raid Latécoère est une entreprise portée par des passionnés d’aviation dont l’objectif est de garder vivant le souvenir de cet exploit et, en y associant des actions solidaires, de perpétuer les valeurs humanistes du fondateur.

Un départ salué par la Patrouille de France

  L’édition 2016 a entraîné 21 avions et 70 membres d’équipage sur un parcours de presque 10 000 kilomètres aller/retour, traversant l’Espagne, Gibraltar, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Le 24 septembre, le départ a lieu dans le cadre du meeting aérien « Des étoiles et des ailes » ; alors que les aéronefs du Raid s’envolent pour l’aventure, les équipages ont le bonheur de voir passer à plusieurs reprises au-dessus de leurs têtes la Patrouille de France en formation, ponctuant son ballet aérien par la figure finale de l’éclatement, signal de départ du Raid vers l’Espagne. Après un passage des Pyrénées à une hauteur de vol de 11500 pieds, la météo relativement clémente de la fin septembre permet à l’expédition d’accomplir sans difficulté la traversée de l’Espagne et les premières étapes marocaines, et de profiter des paysages somptueux de la côte sauvage du Maroc.

avec le parrain du raid, le champion Olympique Alain BERNARD
Vent de sable, brumes et longues distances…

  Le temps se gâte entre Essaouira et Tarfaya, rendant le voyage plus délicat. Jean-Pierre Labescat nous raconte : « La navigation sur les étapes suivantes s’avère plus complexe, les brumes de mer persistantes mettent du temps à s’évacuer et les vents de sable en altitude réduisent considérablement la visibilité entre Essaouira et Tarfaya. Nous avons dû monter jusqu’à 9 500 pieds pour passer l’Atlas ; le vent de sable en altitude rendant la visibilité horizontale quasi nulle, nous avons dû continuer en V.S.V. (Vol sans Visibilité) en ne pilotant qu’avec les instruments. » Cette partie éprouvante du voyage se termine par une arrivée mémorable à Tarfaya Cap-Juby où, semblant sortir de nulle part et matérialisée par une simple ligne tracée à la chaux sur le sable, une piste courte, uniquement utilisée pour le Raid, accueille les équipages. La piste originelle, faite de cailloux et de sable, n’existe plus ; c’était celle de l’aérodrome dont Antoine de Saint-Exupéry fut le chef d'escale dès 1927, et pendant 18 mois, pour le compte de la société Latécoère. L’écrivain aventurier y écrivit « Courrier Sud ».
A partir de Laayoune, au-dessus du Sahara occidental, en direction de Dakhla et Nouakchott, les distances entre les étapes s’allongent et imposent une gestion rigoureuse du carburant. Sur ces vols de quatre à cinq heures, le souci quotidien est de bien calculer sa consommation et de prévoir le cas échéant des déroutements pour se ravitailler.     Après Nouakchott et Saint-Louis, le Raid se pose à Dakar où les équipes sont accueillies par M. Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal, et plusieurs représentants diplomatiques, économiques et politiques de Dakar.

  Enfin, autre moment marquant de ce raid, la rencontre avec les enfants des orphelinats et des écoles à l'occasion des actions solidaires auxquelles nous avons pris part. La remise de fournitures scolaires, acheminées par AGS en conteneur, est toujours un moment fort et émouvant ainsi que les baptêmes de l'air offerts aux enfants méritants de l'orphelinat « La Liane » et de l'école « Sidi N'Diane » de ST Louis du Sénégal.  
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